Lumière sur la crise en Syrie

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Lumière sur la crise en Syrie

Depuis maintenant plus de 5 ans, un conflit d’une violence inouïe fait rage en Syrie et on estime que plus de 11 millions de personnes, à savoir la moitié de la population syrienne sont soit mortes soit ont dû fuir le pays.

Selon un dernier rapport des Nations Unies il faudrait plus de 7,7 milliards de dollars pour aider la population restée en Syrie ainsi que les millions de personnes ayant fui leur pays principalement en Europe.

Face à une crise dont l’ampleur est devenue mondiale, il est primordial d’être au courant d’un certain nombre d’éléments d’informations que je vous propose de découvrir…

Quand la crise a-t-elle commencé ?

Les observateurs estiment que la crise a commencé à l’apogée du « printemps arabe » en mars 2011 dans un contexte de revendications populaires au cœur de la grande majorité des pays du Moyen-Orient. Mais les manifestations pacifiques ont rapidement fait place à une répression sévère du gouvernement du président Syrien Bachar El Assad et au début du conflit entre les rebelles qui ont rapidement décidé de prendre les armes.

En moins de 3 mois, l’Armée Syrienne Libre était créée, rejointe par des milliers de civils déterminés à se battre contre l’oppression du régime. Mais rapidement, de nombreuses divergences d’idées ainsi que la rapide montée de l’islamisme dans la région a entraîné l’affaiblissement du mouvement et la complication générale d’appréhension du conflit.

(Même si l’on pourrait traiter ce sujet précis pendant longtemps, nous nous concentrerons principalement sur la situation des civils et le sort réservé aux réfugiés).

Quelle est la situation des civils ?

Un rapport accablant des Nations Unies fait office de plus 250 000 morts un peu de moins de 5 ans après le début du conflit et dont la moitié serait constitué de civils.

Les bombardements de l’armée de Bachar El-Assad contre les rebelles ainsi que les bombardements menés par la coalition composée, entre autres des États-Unis, de la France et de la Russie menés eux contre l’État Islamique, détruisent entièrement des villes peuplées en immense majorité par des civils.

La situation étant extrêmement dangereuse, peu d’organismes internationaux ont accès aux endroits les plus touchés et l’aide alimentaire et médicale se fait très rare. La deuxième ville du pays, Alep a particulièrement été touchée lors de l’intensification des combats autour de la ville début 2016, coupant complètement la route principale qu’empruntaient les convois d’aide humanitaire.

Un autre rapport, encore une fois rédigée par les Nations Unies estime que plus de 6,5 millions de syriens ont été déplacés au sein du pays et que si l’on considère les réfugiés, ce sont plus de la moitié des civils du pays qui auraient besoin d’assistance humanitaire urgente.

Où les civils syriens fuient-ils ?

Dans un premier temps et ce au début de l’année 2012, une partie importante de la population a trouvé dans les pays voisins de Jordanie et du Liban.

En Août 2013, l’ouverture des frontières avec l’Irak a permis à des milliers voire des millions de syriens de fuir le conflit mais se sont rapidement heurtés au million d’irakiens eux aussi fuyant la montée de l’islamisme amenée par la fondation de l’auto proclamé État Islamique.

Par la suite et jusqu’à maintenant encore, une grande majorité des réfugiés font un périple dangereux et très compliqué jusqu’en Europe en passant par deux points d’entrées principaux : la Grèce et la Turquie.

Malgré un appel d’aide international et l’assistance de nombreuses ONG, un grand nombre de ces réfugiés n’arrivent pas à destination en vie…

Est-ce que tous les réfugiés vivent dans des camps ?

La réponse à cette question est : non… mais elle peut être nuancée.

Le premier camp de réfugiés officiel est celui de Za’atari en Jordanie et qui compte actuellement plus de 79 000 personnes, ce qui en fait l’un des plus grands de la région mais même du monde.

Un second camp a, lui, ouvert ses portes en 2014 toujours en Jordanie à 20 kilomètres de la ville d’Azraq, celui-ci bien plus moderne est créé afin de fournir un minimum de sécurité et de bien-être aux réfugiés notamment en proposant des caravanes au lieu de tentes.

Cela étant dit, une grande partie des réfugiés ont réussi à s’installer un peu partout dans la région mais toujours de manière temporaire et dans des conditions extrêmement précaires.

Conclusion

La fin du conflit est loin d’être en vue surtout si l’on examine la stratégie des pays de la coalition qui privilégient les bombardements touchant bien plus les civils que les terroristes de l’E.I…

Je vous invite à découvrir notre rubrique Affaires et nos articles sur les 7 raisons de ne pas élire Donald Trump mais également les procès les plus médiatisés de l’histoire.

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